Dans une vallée éloignée en France

Dans une vallée éloignée en France

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La résidence retentissente du Chant Grégorien

La voix de Dieu nous crie chaque jour cet avertissement:

Courez pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres ne vous saisissent.

Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la foule du peuple à laquelle il crie, dit encore:
«Quel est l’homme qui veut la vie et désire voir des jours heureux?» Que si, à cette demande, tu lui réponds: «C’est moi», Dieu te réplique: «Si tu veux avoir la vie véritable et éternelle, interdis le mal à ta langue et fais le bien; cherche la paix avec persévérance.»

Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie.

Saint Bénoît

Le Culte Chrétien ancien: L'abbaye de Solesmes est situé au-dessus de la vallée de Sarthe, au milieu entre Le Mans et Angers. Au cinquième siècle, Saint Thuribus y organisait le culte chrétien dans une villa Gallo-Romaine, de Solesmis.

Des Siècles paisibles: L'abbaye a été fondé le 12 Octobre, 1010, un demi-siècle avant que les Normands invahissaient l'Angleterre. Dans la vallée de Solesmes, pourtant, tout était calme pendant les trois siècles à suivre.

La souffrance et la destruction: En 1375, Solesmes a expériencé les premiers tribulations de la Guerre de Cent Ans cinquante années plus tard, quand les Anglais occupaient, puis détruisaient l'abbaye.

La renaissance: Vers 1425, une renaissance de l'abbaye avait lieu qui, environ à l'an 1556, menait à la structure de propriété rebâtie selon les plans de Jean Bouglar, avec le toit de l'église vouté, un clocher, les transepts de nord et de sud, le cloître, la librairie et la sacristie. Les moines profitaient de la vie protégée du cloître pendant l'époque de la Renaissance quand la population des alentours de Solesmes profitaient des saintes prédications.

L'Abbé bani: Au cours du Concordat de Bologne, en 1516, le monastère était déprivé de son supérieur général, et la vie des moines se dégradait jusqu'au chaos. Le Roi de France disposait du prieuré, privant les moines des supérieurs et sous le pouvoir séculier. En 1618, la congrégation St Maure aidait à présider la reforme des monastères Bénédictins, entre eux Solesmes.

Proscrits, arrêtés, abandonnés: En 1790, les Révolutionnaires ont proscrit tous voeux religieux. Ils ordonnaient aux moines de Solesmes de quitter le lieu. Un seul le faisait; trois étaient arrêtés, les autres trois se cachaient. Officiellement le monastère était vendu, pourtant aucun nouveau propriétaire se présentait. Le monastère restait abandonné, mais les villageois ont sauvé une relique précieuse, une épine de la Couronne d'Epines, qui avait été caché des autorités au cours de plusieurs générations et qui a été rendu aux moines en 1850. 

Le Commencement Nouveau

En 1833 quand l'abbaye de Solesmes avait été abandonnée et délaissée en ruines, un jeune abbé du nom de Prosper Guéranger, secretaire épiscopal à Paris, voyait le désastre imminent – Solesmes était désigné à la déstruction, faute d'acheteur.

Grace à Dieu, et grace à la permission de l'évèque, Guéranger collectionnait assez d'argent pour louer la propriété, et il y emménageait avec trois amis le 11 juillet 1833. Il reçut le dispense canonial à devenir un moine Bénédictin, et bientôt trouvait beaucoup de bienfaiteurs Anglais et Français qui soutenaient cette communauté qui commençait à voler de ses propres ailes.

En 1837, Dom Guéranger allait à Rome pour demander la reconnaissance du prieuré. A la place, Rome lui accordait la reconnaissance d'abbaye, alors que Solesmes devint le premier lieu de la nouvelle congrégation Bénédictine en France. Le 26 juillet, dom Guéranger faisait sa profession solennelle en présence de l'Abbé de St Paul-hors-les-Murs à Rome.

Au cours des années suivantes, des filiales de Solesmes ont été fondées, en plusieurs cas dans des anciens monastères restaurés: Ligugé (1853), Silos en Espagne (1880), Glanfeuil (1892) et Fontanelle (1893); il y avait aussi des nouvelles fondations à Marseille (1865), à Farnborough en Angleterre et à Wisque (1895), à Paris (1893) et à Kergonan (1897). Au 20me siècle, seize maisons nouvelles ont été fondées.

Le Chant Grégorien

Les catholiques dans le monde entier considèrent Dom Guéranger le grand-père du Mouvement Liturgique moderne. Le chant Grégorien est devenu l'essentiel du Solesmes comme Dom Guéranger et ses moines cherchaient à restaurer la beauté et l'intégrité de cette musique ancienne. D'abord, ils utilisaient des anciens livres de chant, mais faute des notes, Guéranger commençait à étudier le chant. Bientôt d'autres, hors de Solesmes, cherchaient son conseil, et finalement il délégait l'enseignement aux jeunes moines Jausions et Pothier. Ces deux devenaient les experts de chant au 19me siècle, et ils faisaient des grands voyages pour copier minutieusement des chants ancients empilés aux librairies européennes. Ces copies étaient mise à Solesmes pour les études et pour l'analyse.

L'Abbaye de Solesmes bientôt est devenu un dépôt central pour ces manuscrits anciens, et finalement le Vatican a reconnu le grand œuvre des moines. En 1904, le Pape Pius X chargeait les moines de Solesmes à préparer une édition officielle du Vatican du Chant d'Eglise, et il établissait une commission sous la présidence de Dom Pothier.

L'Abbaye St Cécile de Solesmes

L'Abbaye St Cécile a été fondée de Dom Guéranger en 1866, comme pendant féminin Bénédictin, pas loin de l'Abbaye St Pierre de Solesmes. La fondatrice et Abbesse était Jenny Bruyere, une jeune femme qui s'était préparée pour la Première Communion avec
l'aide de Dom Guéranger. Aussi l'Abbaye St Cécile s'est occupée des études de Chant Grégorien, avec sept filiales, y enclues les Bénédictines de l'Abbaye St Cécile à l'Isle de Wight.

Solesmes au Centre de l'Ouragan

Incroyablement, depuis la restauration en 1833, ce monastère paisible a été dissolu quatre temps. Les moines ont été expulsés par force en 1880, en 1882 et en 1883; chaque fois, les laïques catholiques les ont protégé et supporté.

En 1903, les moines de Solesmes ont été forcés de quitter le pays, comme étaient tous les ordres religieux de France. Les moines et les religieuses s'établissaient à l'Ile de Wight et y bâtissaient un nouveau monastère. Un ami de la communauté achetait Solesmes dans l'espoir que les moines pourraient retourner; en effet, ils retournaient à Solesmes en 1922.

Vingt ans plus tard, trois des moines tombaient en guerre pendant l'occupation par les nazis, et beaucoup plus de moines étaient imprisonnés. Seuls quelque moines agés ou handicapés restaient au monastère; les autres trouvaient des voies à combattre les
occupants.

A la fin de la guerre, beaucoup de moines retournaient des camps prisonniers nazis à leur vie habituelle de louange du Seigneur.

Le nombre de vocations augmentait après la guerre, et la vie de solitude paisible recommençait.

L'Abbaye St Pierre de Solesmes en nos jours

Dom Guéranger qui avait renouvelé la vie Bénédictine à Solesmes aimait référer à l'Eglise comme “société de louange de Dieu”. De sa vue, chaque monastère et un image réduit de l'Eglise de Dieu, favorisant l'aspect d'adoration et de louange. La Règle de St Bénoît y a le point de mire en disant que rien ne doit être préféré au travail pour Dieu, c'est à dire, à la prière liturgique. Peu à peu, sous la direction de Dom Guéranger et ses successeurs, la tradition de Solesmes a été établie d'une façon que la prééminence de la liturgie puisse reluire. C'est la nature prédominante de leur vie, à une échelle que l'entière chrétienté reconnaît Solesmes et la liturgie comme une seule chose.

Solesmes est reconnu pour son travail concernant le Chant Grégorien, la restauration prudente des mélodies, la recherche érudite, la publication des livres liturgiques pour l'Eglise et l'enregistrement d'une grande partie du répertoire liturgique. Leur maison d'édition continue à publier en plusieurs langues, et on peut acheter l'œuvre par leur site interrétale.

En nos jours, les moines de Solesmes continuent à suivre la Règle de St Bénoît.

“Dieu cherche l'homme, et en retour, l'homme doît chercher Dieu. Dans la vie monastique, nous ne faisons rien d'autre.”

Dom Delatte, troisième Abbé de Solesmes, 1890-1921

 

Pierre Combe, O.S.B. The Restoration of Gregorian Chant, Solesmes and the Vatican Edition.Catholic University Press.

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