JE PRODUIRAI ET ILS VIENDRONT

JE PRODUIRAI ET ILS VIENDRONT

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Daniel Rabourdin, diplômé de la Sorbonne et de l'IPC (Institut de Philosophie Comparée), ancien producteur chez EWTN, la télévision mondiale de Mère Angelica, met en images la bravoure des Vendéens durant la Guerre de Vendée. Il épouse grâce au cinéma la reconnaissance du génocide de 140 000 martyrs vendéens français dans son docudrame La Rébellion Cachée .  Si cela implique de dormir sous la tente et de louer sa chambre, si cela veut dire se priver de couverture sociale et de salaire, il le fera. Teresa Limjoco de Régina Magazine l’a interviewé en Alabama.

Racontez-nous vos premières années en France. Y-avait-il un rapport avec cet engagement pour la Vendée ?

Il me semble que oui. Quand j'étais adolescent en France, mes professeurs avaient l'habitude de ridiculiser la foi Chrétienne pour inciter les élèves au parjure, finalement. Heureusement, j'avais un mentor traditionaliste et un père intellectuellement alerte, qui m'avaient d’une certaine façon vacciné culturellement. Je devais me lever en classe et oser dire ce que je pensais.

Avec quel succès ?

À l'image de la vie… Quelques-uns de mes camarades me suppliaient de me taire. Ils préféraient ne pas avoir de problèmes. Mais pour moi il était plus agréable de me battre que d’endurer le lavage de cerveau. 

Le dogme de l'Immaculée Conception par exemple. On se demande bien pourquoi un professeur d’histoire devait dénigrer cela. Peut-être parce qu’il était communiste ? Ce dogme n'a pas été inventé par une Église décrite comme institutionnelle, ainsi que le prétendait un enseignant en fait ignorant en ce domaine. Il a été au contraire clairement exprimé par les pasteurs de l’Église, alors que la foi en la Conception Immaculée de Marie était présente dans l’Église, corps mystique, depuis les premiers siècles. Finalement, je pense que ce professeur m’estimait parce qu’au moins je croyais en quelque chose.

Aujourd'hui, vous habitez aux Etats-Unis, que pensez-vous de cet épisode du passé depuis votre nouveau lieu de vie ?

Je suis ici depuis 27 ans. Je suis arrivé avec un sac à dos. Maintenant j’essaie d’être un producteur indépendant. En gros, je vois tous les jours ici un respect beaucoup plus grand pour la religion chrétienne. Ce n’est peut-être pas qu’il y a plus de sens du sacré (peut-être moins, en fait) mais il n’y a presque pas de haine vis-à-vis du sacré. Ils n’ont pas eu le Marxisme et d’autres idéologies. Il n’y a presque pas de méchanceté vis-à-vis de la foi. Au contraire. 

C’est pourquoi les Chrétiens vivent beaucoup moins sous pression ici, ce qui se traduit par des personnes épanouies et qui ne sont pas sur la défensive, mais vont de l’avant. Et puis ce que j’appelle le puritanisme gauchiste ou misérisme n’est pas omniprésent comme en France. On peut aller de l’avant et embrasser la vie. La vie offerte par notre Créateur. Ici sont beaucoup plus estimés la créativité, l’entreprise, l’efficacité, l’esprit d’équipe ou la prospérité. Et vous ne pouvez pas savoir les kilos psychologiques que cela vous ôte des épaules. Vous pouvez aborder la vie à bras ouverts et bâtir. Fini les obstacles bureaucratiques, des diplômes, des noms et statuts, des accents qui sont des obstacles finalement artificiels à la vie. Arrivé pauvre et sans savoir parler la langue du pays, je suis accepté puisque je participe à la vie commune.

Finalement, quand je regarde ce qui passe en France dans l’éducation et ce qui continue de plus belle, je me dis qu’il y existe un abus spirituel sur les enfants par l’Etat. Ailleurs, on appellerait cela lavage du cerveau ou de la propagande de régime. À mon avis, cet abus par des adultes sur des enfants dans ce qui est leur for intérieur, devra être un jour classé comme un crime, un abus culturel. C’est dur à entendre, mais dans le passé on trouvait dur à entendre la critique d’autres abus. On s’est peu à peu réveillé à l’injustice.

Qu'est-ce qui a suscité votre intérêt pour la Guerre de Vendée ?

Je cherchais un nouveau docudrame à tourner, avec de l'action et de la foi. Dans ma cave en France, j'avais retrouvé une vieille bande dessinée de l’Histoire des Guerres de Vendée. Apres tout, la persécution de la Vendée par la Révolution Française, c’est l’une des premières persécutions de chrétiens par une puissance athée. 

Mais ces paysans sans compétence militaire se sont levés. Ils ont d’abord gagné de nombreuses batailles. Au plus fort de la guerre, ils rassemblaient environ soixante-dix mille hommes. Puis ils succombèrent sous un afflux considérable de soldats ramenés du front de l’Est. 

Mais encore, cela c’était une guerre entre hommes armés. Par contre, quand les révolutionnaires français s’acharnèrent sur la population civile, on est passé de la guerre au crime de guerre et finalement au génocide.  À peu près cent-quarante-mille personnes disparurent, dont quatre-vingts pour cent de femmes, enfants et personnes âgées. Ce n’est pas rien. Quand on parle de l’éradication des Chrétiens au Mexique par le gouvernement athée, il s’agit de quelques dizaines de milliers de personnes. En France on est passé au-dessus de 140 000 morts.

Et puis, étant donné que c’est une histoire pratiquement passée sous silence,  j’ai encore plus de motivation à la mettre au grand jour. Surtout aux yeux du monde et ensuite à ceux de la France. Une fois que  le monde sera sensibilisé, je suis certain que ce sera plus facile en France.

 

Existe-t-il beaucoup de monde au courant de ce génocide dans l'Histoire française ?

Je crois que la conscience du génocide n’est pas encore réelle. Tous les faits historiques sont pourtant là, comme le met en évidence l’historien Reynald Sécher Vendée, du Génocide au Mémoricide . Mais les gens n'intègrent pas encore ces éléments. Ils ont une réaction épidermiques quant à Auschwitz, mais ils réagissent à peine quant au Goulag et encore moins quant aux villages Vendée. Propagande de régime…

Et pourtant, les ordres d’élimination ont été donnés par le gouvernement, différents plans d’éradication totale étaient mis sur papier, la population ciblée était définie (vendéenne et chrétienne), la plupart des généraux ont obéi, les prisonniers étaient noyés par milliers à la fois…

Ce sont surtout les chrétiens de sensibilité traditionnelle qui sont encore cultivés vis-à-vis de cette persécution. Ceux-là ont compris qu’il fallait résister culturellement s’ils voulaient garder leur culture et identité. Ils ont tous quelques livres sur ce sujet. Ces vendéens sont leurs ancêtres dans la foi et la civilisation.

Et puis, de nos jours, les leaders politiques de la Vendée sont toujours militants à ce sujet. Ils s’efforcent d’obtenir de la République Française la reconnaissance du génocide de la Vendée. Moi je dis qu’il faut aller jusqu’au tribunal de La Haye.

Question peut-être indiscrète, comment avez-vous pu réunir un budget pour financer toute cette logistique, rémunérer les scénaristes, directeur, acteurs, le compositeur, les caméramans, etc. ? 

Si vous voulez une information qui ne va pas de soi, en voilà une autre. J’ai liquide ma retraite, fait appel à tous les volontaires possibles, fait comprendre aux gens qui aiment la Vendée qu’ils doivent s’impliquer et qu’ils doivent mettre la main à la poche. Et pas pour donner 10 euros mais pour en donner 100 ou 1000. J’ai découvert qu’en fait, certaines choses ne sont pas si onéreuses que cela. Le budget total va tout de même s’élever autour de 110 000 euros, mais il aurait pu atteindre le triple si nous avions été des fonctionnaires. Et avec 1000 donateurs, on peut aller loin. Il faut seulement que les gens se prennent en charge culturellement.

En fait, nous n’avions que deux professionnels pendant le tournage : le cameraman et moi-meme. C’est inévitable pour certains postes. On peut faire des tas de raccourcis mais pour le cameraman, les monteurs et les ingénieurs du son ne doivent pas avoir de failles. Jim Morlino, le producteur de  The War of the Vendée  a accepté avec générosité d’être Directeur de la photographie. 

Et puis les cinq ou six amis qui m’aident ont fait trois ou quatre métiers pendant le tournage. L’actrice Clémentine Stépanoff était Produtrice Assistante à me suivre sans cesse pour me rappeler ce que j’oubliai. Le photographe Christophe Laflaquière avait la tête d’un officier des bleus dont il l’est devenu.

On y a cru, on s’est démené, on n’a pas compté et il est fort possible que nous allons avoir une production aussi belle sinon plus que beaucoup d’autres. 

Les trois acteurs professionnels travaillaient pour la moitié de leurs cachets. Des paysans nous ont prêté leur ferme. Les Brigands du Bocage et leur fondatrice Ghislaine Herbreteau furent exceptionnels : ils étaient plus de 300, ont trouvé les lieux, m'ont dit où je pouvais louer les costumes etc. Ceux qui ne jouaient pas tartinaient les sandwiches. Ghislaine a passé une nuit à repasser les costumes. Elle est maintenant une grande amie.

Et puis il y a eu l'historien Reynald Sécher Vendée, du Génocide au Mémoricide . Il m'a prêté la guillotine de son musée et, pour une scène, il a fait creuser une fosse pour un charnier sur son terrain. D’autres amis nous ont prêté l’intérieur de leur maison. Je souhaite que ces bonnes actions leur apportent la reconnaissance de tous. Lisez leurs livres, louez leur troupe. C’est un devoir de communauté.

Maintenant, le film est monté à 70 %. Je me demande toujours pourquoi nous n'avons pas encore échoué. Ma petite idée est que les prières de nos amis nous ont attiré la bienveillance divine.

C’est un peu inhabituel, tout cela.

Oui et non. Dans le cinéma, au moins aux États-Unis, quand on y croit on mange des nouilles pendant des années et on s’endette. C’est un métier d’idéalistes, de gens qui se dévouent à une cause. Ce n’est plus la même chose quand on est intermittent du spectacle. Que puis-je dire d’autre ?

Avez-vous appris quelque chose de votre vie aux Etats-Unis ?

Oh oui, énormément ! J’ai appris ce que nous savons, nous, Français, et que nous mettons trop peu en pratique.  Un secret parmi d’autres: l’union fait la force. L’individualisme, l’orgueil nous mine. Et cet orgueil il peut être une fausse timidité, une fausse peur d’avoir son nom en clair dans un courriel. Et ce sont tous des ralentissements au succès d’une communauté. Tout cela traduit que l’on pense plus à se protéger et pas du tout à se dévouer au bien commun. Je sais, cela froisse…

Pour réussir dans ces projets il faut avoir l’esprit de corps, bannir la médisance ou la jalousie. Jeanne d’Arc : « Il n’y a jamais assez de bon sang français pour se battre pour Dieu et la France. ». Cela veut dire être discipliné, humble.

Être généreux avec les entreprises ou les projets des autres aussi. Cliquer sur un « partage » dans Facebook pour affirmer au monde que l’on est derrière un projet. Les « j’aime » sont pusillanimes.
Il faut s’encourager, reconnaître les qualités des autres,  les reconnaitre en public. J’aime bien cette expression ici : « Complimente en public, critique en personne ». Et puis celle-là aussi : « Si tu n’as rien de sympa à dire, tais-toi ».

Il faut devenir adulte, s’élever au-dessus des ressentiments personnels et des vendettas. Mère Thérèse disait « Ce n’est pas pour la reconnaissance des gens que vous faites du bien, c’est pour le Bon Dieu ». Il ne faut rien attendre en retour. C’est avec ces vertus supplémentaires que l’on réussira. 

Et cela suffit, pensez-vous ?

Pas exactement…  Nous n’en baverions pas autant, sinon. Jeanne d’Arc encore : « Si ! Les hommes se battront. Et c’est alors que Dieu enverra la victoire ». De mon côté, je crois que le succès presque atteint de cette production vient aussi de ma naïveté. Je ne savais pas exactement à quel point cela serait dur, long et cher. Et pourtant j’avais produit d’autres docudrames. Mais cette fois, c’était seul, pas au sein d’une grande entreprise.

J'ai démissionné de mon travail chez EWTN, liquidé le petit fonds de retraite, et je vis encore sans salaire ou couverture médicale (cela coûte 3000 euros ici et je n’ai pas cet argent). 

Des bonnes âmes aux Etats-Unis et en France m’aident. Ce sont des anges gardiens. Que Dieu les bénisse pour leur œuvre de charité. Il en faut de nouveaux qui sont parmi vos lecteurs. Heureusement qu’existent des gens qui ont prospéré grâce à leur dur travail et qui, en plus, aident de bonnes œuvres aujourd’hui. 

Je ne sais moi-même pas comment le budget sera bouclé, mais je sais que nous n'allons pas arrêter le processus maintenant. 

J'ai aussi tâché – et je tâche toujours – de faire des collectes de fonds sur Internet. En remerciement, nous envoyons un beau tee-shirt avec le Sacré-Cœur de Jésus que j'ai créé. Sauf quand les colis sont bloqués des fois dans le courrier ou par d’autre malheurs… Et puis les grands bienfaiteurs ont leurs noms dans le générique. Ils seront associés pendant des années à cette aventure.

Et qui vous aide en général ?

Des gens ordinaires merveilleux. Et des braves âmes qui ont réussi dans cette vie. Il y eu un jeune ingénieur chômeur en France qui m'a financé de mille euros. Aux Etats-Unis se trouve une pauvre veuve âgée dans ma rue qui a donné quinze dollars de la fenêtre de sa voiture : « C’est tout ce que je peux faire ». A Paris, une famille m'a hébergé dans sa salle de séjour pendant deux semaines.

En fait, des centaines de personnes nous aident au fur et à mesure. Parce qu’il y une chose que je ne veux pas : c’est que la production ralentisse. Un bon évêque français nous a prêté un vieux monospace. Aux Etats-Unis, un fermier et son frère m'aident tout autant de leurs conseils. Ces amitiés sont très importantes.

Et de leur côté, ils apprennent comment se produit un docudrame. Peu à peu ils sont éduqués à la production d’un documentaire international. C’est de la subsidiarité à l’œuvre. La base peut faire beaucoup plus qu’on ne le croit et qu’on lui fait croire. Encore une fois, nous devons nous prendre en charge culturellement et ne pas nous plaindre sans arrêt que la télévision ou le cinéma sont contre nous. Si c’est vrai, faisons notre cinéma nous-mêmes! Entreprenons !

J'ai encore besoin de traducteurs professionnels, de webmasters, de correcteurs littéraires, de chercheurs de gravures, d’artistes graphistes…

C'est très significatif pour tous ces gens de devenir les mécènes d'une œuvre servant la vérité. Et c'est un peu comme le soutien par des Chrétiens au cours des siècles pour construire des cathédrales ou rémunérer des peintres dont les tableaux. Mille ans après, les œuvres perdurent. Le peuple Chrétien doit faire corps avec ses artistes. Il doit les soutenir. L'œuvre perdurera et fera du bien pendant de nombreuses années.

En soi-même,  je trouve que c'est un phénomène de société.

Et la place de la prière ?

La conversation et la vénération du Bon Dieu… Sans cesse. C’est capital. Ceux qui ont prié et en grande partie les femmes de l’Eglise ont été indispensables et le sont encore.

Je prie les martyrs de Vendée pour chacun des donateurs. Les petits enfants qui mouraient leur rosaire en main aux villages des Lucs, les Carmélites de Compiègne… cette adolescente qui encourageait sa petite sœur en allant à la guillotine : “Ne pleure pas, ce soir nous dinerons avec Jésus.”

C’est une communion des saints à travers la construction d’une belle œuvre. 

Je dis aux paroisses ou je parle que je me suis engagé pour la liberté religieuse. Je me bats pour leurs valeurs et, je l’espère, celles de Dieu. Je donne presque tout ce j’ai. Je peux me le permettre, puisque je suis célibataire, que j’ai des connaissances en la matière et que je suis à cheval entre les deux pays. Donc je peux me jeter à l’eau.

Mais c'est à eux maintenant d’envoyer les bouées, de m’accompagner avec une barque pour les vivres. Ils peuvent sacrifier un voyage au Maroc, un restaurant, trois bouteilles de vin… Pourquoi pas ? C’est une œuvre de charité supérieure : elle va nourrir les âmes.

Et plus j’y réfléchis, plus je me dis qu’il y au moins 1000 autres créateurs qui pourraient faire dans mille villes du monde. Les protestants se réunissent à un temple et rassemblent 3 million pour produire Fireproof. Et les cinémas montrent Fireproof. Pourquoi les Catholiques ne pourraient-ils pas réunir toutes les paroisses d’une ville pour produire leur film de qualité ? Je suis près à être leur producteur.

Maintenant, nous en sommes à 70 % du projet. Je vois la lumière au bout du tunnel. Mais je n’ai pas encore les fonds pour achever le docudrame. J’ai prouvé qu’il y avait de la valeur (voir notre bande-annonce et notre présentation sur LaRébellionCachée.com . Les bonnes âmes peuvent juger sur pièce et puis après s’engager.

Est-ce qu’au XXIème siècle un producteur est dans la même situation qu’un sculpteur dans le haut Moyen-Age ?

Il y a des points en commun. C’est moins un bel art à mon avis. Mais il y a beaucoup en commun. Mon grand-père était sculpteur en fait. Les gens sont inspirés s'ils voient qu'une œuvre artistique a un effet bénéfique sur le monde et à long terme.

Ce qui est peut-être différent, c’est que dans le passé, il fallait convaincre un seigneur ou un évêque pour financer une œuvre. Aujourd'hui, si l’on n’est pas proche des pouvoirs culturels (ce qui est une grande qualité de leur point de vue),  il faut convaincre une grande partie de la population. Et c’est là qu’Internet vient à l’aide.

Avec Internet, des milliers de personnes de qualité même peu fortunées peuvent soutenir de grandes œuvres. Et en ce qui concerne le cinéma, ils peuvent tout à fait créer leur propre cinéma. Il faut voir comment quelques églises protestantes aux Etats-Unis peuvent financer avec un million de dollars et des milliers de volontaires d’assez grands films. Et cet Internet commence avec les pages de l’élégant Régina Magazine.com ou du super blog Salon Beige.com  

Mais à présent, il vaut mieux que je me concentre sur la production. 4 heures de montage par jour peuvent apporter seulement 20 secondes de docudrame. En fait, je produis ce docudrame comme si je construisais un édifice en espérant que mes invités viendront.

D'ici un mois, je vais m’arrêter si je n’ai plus de fonds. Mais à chaque fois, une bonne volonté ou 10 bonnes volontés se manifestent. Il paraît que Dieu travaille comme cela. Ou fait travailler comme cela. Comme Mère Angelica l'a vécu en finançant son programme de télévision. Le Seigneur nous envoie juste ce qui est nécessaire comme le pain quotidien. Alors si le lecteur se sent interpelé, qu’il réponde avec joie.

Où est produit le film?

Tout le tournage avec acteurs a été fait en France, avec quelques interviews aux Etats-Unis.
Maintenant, et depuis 10 mois, nous sommes en montage. En ce moment, par exemple, j'insère des paroles d'une historienne ukrainienne. Elle explique comment les Soviétiques ont copié le génocide de la Révolution Française et l'ont appliqué aux paysans ukrainiens. Ils les faisaient mourir de faim. Deux millions de morts. Lénine a appelé la Volga où il noyait ses ennemis sa “petite Loire”. La Loire, c'est le fleuve où les révolutionnaires ont noyé pas moins de quatre mille vendéens à la fois. Nous avons une ou deux scènes à ce sujet. Les figurants des Brigands du Bocage se sont jetés dans d’automne par quatre fois. Y compris le prêtre. Il y en a qui se mouillent.

Quand la première aura-t-elle lieu ?

Ce sera au printemps 2015 pour la version anglaise. Pourquoi pas une Première à Paris et une à Los Angeles ?

Nous le ferons encore grâce au soutien de la population. C’est comme cela quand on n’est pas politiquement correct ! Le film Cristeros a un peu réussi comme cela en France. Après, il faudra essayer les chaines d’Histoire, la vidéo à la demande et à la fin les DVD. 

On n’a rien sans rien. Si l’on aime la Vendée, une œuvre à sa gloire ne va pas nous tomber du ciel ou des milieux officiels du cinéma français. Il faut que les amis des Vendéens, de la foi, du bon Dieu, mettent la main à la pâte. 

C’est comme cela que nous créerons notre cinéma. Il faut cesser de penser que l’État s’occupera de nous. Ça, c’est presque une mentalité de serf à mon avis. Nous sommes d’une race de Rois, non. Aidons-nous et le Ciel nous aidera. 

Comment cela se passe-t-il à l’international ?

Well… cela commence même à l’international. Sauf que nous avons filmé en France et que je suis Français.  Mais je crois que c’est une grande chance pour la tradition Française, cet international. Ou une encore, c’est une autre option à utiliser. Nos amis producteurs en France font fructifier la vigne en France, pour l’instant, je travaille à la vigne dans le Nouveau Monde.

Et puis en fait, j’ai plus d’expérience professionnelle en Amérique. Et pour les Américains la Vendée, c’est tout nouveau. Ils aiment les Misérables alors je leur dis que c’est un Misérable doublé d’un Brave Heart. Le cœur des Catholiques d’Amérique va vers ceux de l’Europe de tradition. Ils ont la plupart de leurs saints en Europe et surtout en France. Ils le savent. Ils savent que les Jésuites Français ont évangélisé le Canada, ils connaissent les Carmélites de Compiègne.

Maintenant… si je produis un docudrame au gout de l’Amérique, j’ai plus de chance de plaire à une très grande partie du monde. C’est un fait. On peut maugréer mais c’est un fait. Donc je mets une chance de plus du côté de la Vendée. Et comment pourrait-on se plaindre de faire connaitre les martyrs de Vendée au monde ?

Et enfin, je pourrais essayer de distribuer en France. C’est le plus hermétique, la France. Les pouvoirs culturels y sont très anti-chrétiens. Or, en arrivant par la porte internationale, il y a un chemin de pénétration nouveau à explorer. Pensez bien à nous. Nous allons totalement à contrecourant.

Et puis encore, il y a des chaînes d’Histoire en Pologne et au Canada qui semblent intéressées. Les Polonais ont été crucifiés, bien sûr, par l’Athéisme radical. Les Canadiens veulent honorer leurs origines. Je ne serai pas étonné que les Ukrainiens se précipitent aussi sur le documentaire.

Pourquoi croyez-vous que l'histoire de la Vendée est si importante ?

Au XXème siècle, la plupart des horreurs ont été commises par des Etats athées hyper-centralisés tels que l'Union Soviétique, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, le Cambodge ou l’Allemagne National-socialiste (Nazie). Au moins 180 millions de morts.

Ou encore 40 millions pour les Nationaux-socialistes (Nazis), 140 pour les tyrannies franchement communistes. Le nombre comprend les guerres initiées, les épurations, les Goulags, les camps de rééducation et la famine due à la perte de productivité et par la punition de ceux qui jadis étaient productifs (les entrepreneurs, les paysans, les artisans…).

Donc, les gigantesques atrocités du XXème siècle ne sont pas venues des ethnies ou des religions mais de supers laïcards

Dans ce sens, mon docudrame intègre une interview fascinante de Stéphane Courtois, ( Le livre Noir du Communisme ). Il faisait partie lui-même d’un complot armé à Paris dans les années 1970. Aujourd’hui, Stéphane est un converti politique. L’intelligentsia gauchiste en France, qui maintient tous les verrous culturels, s’insurge. Mais lui, c’est un homme libre. Je n’aurais jamais pu avoir le courage de me convertir comme il l’a fait lorsqu’il a compris la vérité. Dans notre film, il dit : « Je ne suis pas un croyant, mais si l’on enlève d’une société l’idée de Dieu d’un peuple, il ne faut pas s’étonner de la catastrophe finale. »

Où peut-on trouver davantage d’informations à propos de ce film ?

Sur notre site : La Rébellion Cachée

À part votre docudrame (qui paraît vraiment passionnant !), que peut-on lire sur le sujet ?

Ecoutez, pour une fois, je vais citer des livres anglophones. Cela apportera un sang neuf. Je sais beaucoup ne pourront les lire. Mais on moins, il est bon de connaitre leur existence. Je recommande en premier le petit livre (For Altar and Throne – Pour l’Autel et le Trône) du Britanique Michael Davies. 

Pour comprendre ce processus centenaire d’étatisation que nous traversons, je recommande un livre intelligent et facile à lire, du Dr. Benjamin Wiker (Worshiping The State  – Adorer L'État). Il montre la progression des philosophies françaises, allemandes et anglaises qui croyaient pouvoir établir par la force un paradis terrestre sans responsabilité ou travail, donc sans propriété et sans famille. Il montre comment cette conviction a été appliquée pendant la Révolution Française, et combien c'est, jusqu’à nos jours, le rêve létal de la gauche et même d’une grande partie de la droite. 

Puis en français, certainement, ce livre courageux de l'historien Français Reynald Sécher ( Du Génocide au mémoricide ). Il a recherché dans les archives de l'armée française et il a trouvé les ordres aux généraux français pour exterminer la population de Vendée.

Comment peut-on vous aider pour réaliser ce projet? Est-il  toujours possible de faire un don pour la production ?

Non seulement c’est possible, mais plus encore : nous ne pouvons simplement pas continuer sans cette aide !

Sur notre site Internet, à Soutien à la Rébellion Cachée on peut faire un don et choisir un cadeau. Pour les donateurs plus généreux, nous insérons leurs noms au générique, il est prévu un voyage dans les couloirs de la production à Los Angeles, etc. 

À vrai dire, j'ai toujours besoin d'à peu près 25 mille euros en France pour payer encore plusieurs mois de salaire du monteur, les voix professionnelles, les traducteurs, les effets spéciaux, la création graphique, les cartes, etc. Les Américains ont déjà donné deux fois cela. Parce que je leur ai demandé deux fois. Maintenant, je demande une nouvelle fois à la France. Pour se charger de la fin du montage. Et je suis sûr qu’il y a une merveilleuse personne fortunée grâce à son dur travail qui me lit actuellement et qui peut financer la moitié de cela, être Producteur Exécutif en étant informé sur les stratégies de la production.

Eh bien il nous reste à vous souhaiter bonne chance ou que Dieu bénisse votre aventure.

Merci à vous et à chacun de vos lecteurs. Nous avons tous un beau chemin devant nous.

En union avec les saints de Vendée et dans le Sacré Cœur du Seigneur !

Photo Credits: Christophe Laflaquière

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