L’incroyable histoire vraie de Ste Jeanne d’Arc

L’incroyable histoire vraie de Ste Jeanne d’Arc

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C'est étrange, mais vrai. Au milieu des tourments et des bouleversements de la guerre de Cent Ans et alors qu'un malaise général gagnait la campagne française, une jeune fille exceptionnelle s'est levée pour mener la France à un nouvel âge d'or.

La maison de Ste Jeanne : elle est née le jour de l'Epiphanie, le 6 janvier 1412 dans cette maison à Domrémy, fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Rommey. Elle était la cadette de leurs cinq enfants.

LE CHAMP DE JEANNE : Jeanne et ses sœurs paissaient les moutons dans ce champ. Bien qu'illettrées, elles furent instruites à fond dans toutes les tâches domestiques.

LE FOYER
Jeanne s'asseyait souvent auprès de la cheminée, où elle s'adonnait avec talent à la couture et au filage.

LES VOIX CELESTES DE JEANNE
Jeune fille, Jeanne était connue pour son goût pour la prière et son assiduité à l'église, son recours fréquent aux sacrements, et sa bonté envers les malades et les pauvres. Elle avait environ quatorze ans lorsqu'elle entendit des voix célestes, accompagnées d'éclairs de lumière, qui lui apportaient des messages divins. Elle continua à recevoir ces visions pendant quelques années. Jeanne finit par identifier ses visiteurs : St Michel, Ste Catherine d'Alexandrie et Ste Marguerite, et ils lui révélèrent progressivement que sa mission était de faire sacrer Charles roi de France et de chasser les Anglais.

LES PEINTURES ENORMES de Bastien le Page capture le moment, en mai 1428, où les voix de Jeanne se firent insistantes et pressantes. Jeanne
se rendit à la résidence du dauphin à Chinon et le 8 mars 1429, elle obtint une audience. Pour la mettre à l'épreuve, Charles se déguisa en l'un de ses courtisans, mais Jeanne le reconnut facilement et par un signe connue d'elle seule, elle convainquit Charles de faire sa volonté.

Sa brillante carrière militaire
Avant de bien vouloir lui faire confiance, les ministres de Charles l'envoyèrent à Poitiers pour être interrogée. Après un interrogatoire complet, le panel de théologiens conclut que Jeanne était intègre et sa mission juste. Une fois rentrée à la cour, Jeanne et ses soldats se portèrent au secours d'Orléans sous un nouvel étandard représentant Dieu le Père, à qui deux anges agenouillés offraient une fleur de lis, avec les mots “Jésus Marie”. Les Français pénétrèrent les lignes anglaises et entrèrent dans la ville le 29 avril. Le 8 mai, le fort anglais en dehors d'Orléans avait été capturé, et le siège levé. Après
plusieurs autres victoires, Jeanne exigea le couronnement immédiat du Dauphin. A Reims, le 17 juillet 1429, Cahrles VII était dûment couronné et Jeanne se tenait fièrement derrière lui avec sa bannière.

Après une tentative ratée des Français à Paris, les deux camps signèrent une trêve qui dura tout l'hiver. Ceci empêcha Jeanne de tirer profit de la dynamique de ses victoires à partir d'Orléans. Tout au long de l'hiver, Jeanne était désireuse de retourner se battre et de poursuivre sa mission.

Quand les hostilités reprirent au printemps, elle se rendit hâtivement à Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Son attaque le 23 mai 1430 échoua, et Jeanne fut capturée par un soldat de Jean de Luxembourg et resta sous garde bourguignonne jusqu'à l'automne.

Trahie par le roi
Durant la captivité de Jeanne, Charles et ses ministres ne firent aucun effort pour obtenir sa libération. Mais les Anglais tenaient à prendre leur revanche sur la Pucelle. Ainsi, le 21 novembre, les Bourguignons acceptèrent une grande récompense et la livrèrent à ses ennemis. Les Anglais accusaient Jeanne d'être sorcière et hérétique.

Le 21 février 1431, elle comparut pour la première fois devant un Tribunal de l'inquisition présidée par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais. C'était un homme ambitieux qui espérait devenir archevêque de Rouen grâce aux Anglais. Les autres juges étaient des avocats et théologiens soigneusement choisis par l'évêque. Jeanne fut examinée concernant ses visions, sa décision de se vêtir d'un costume militaire, sa foi et sa volonté de se soumettre à l'Eglise. Bien qu'elle fût seule et sans conseil, Jeanne se défendit vaillamment. Ses réponses aux questions et sa conduite au cours du procès étayaient la
véracité de ses affirmations.

Jeanne fut condamnée à être brûlée si elle ne confessait pas être une sorcière et ses mensonges concernant ses voix. Elle refusa de se rétracter, bien qu'elle fût physiquement épuisée et menacée de torture. Elle ne vacilla qu'une seule fois, quand elle fut menée dans le cimetière de St Ouen pour entendre la sentence. Elle retourna en prison, mais pas pour longtemps. Soit par son propre choix, soit par une ruse de ses ennemis, Jeanne se rhabilla en tenue militaire. Ceci fournit au tribunal le prétexte dont il avait besoin pour condamner Jeanne comme relapse en hérésie et la livrer aux Anglais le 29 mai 1431.

Le matin suivant, elle fut menée sur la place du marché de Rouen pour être brûlée sur le bûcher. A la fin, Jeanne demanda à voir un crucifix et on l'entendit invoquer le nom de Jésus.

Vint-cinq ans plus tard, le pape Callixte IX ordonna une révision du procès. A cause d'un nouveau témoignage, le procès fut déclaré irrégulier, et Jeanne officiellement réhabilitée comme une fille fidèle de l'Eglise. Elle fut béatifiée en 1909, et canonisée par Benoît XV en 1919.

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