Seminaire De La Castille

Seminaire De La Castille

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C'est l'un des lieux lumineux de la France catholique. Nichée à flanc de colline et surplombant le bleu azur de la Méditerranée, le Séminaire de la Castille compte aujourd'hui, aussi surprenant que cela puisse paraître, 53 séminaristes. Ceci à une époque où la plupart des séminaires de France sont pratiquement vides, alors que de nombreux autres ferment silencieusement leurs portes. Quel est le secret de ce Séminaire ? Pour répondre à cette question, il y a peu, Daniel Rabourdin, de Regina Magazine, a eu un entretien avec Père Jean-Noel Dol, Supérieur du Séminaire de la Castille du diocèse de Fréjus-Toulon.

REGINA: Pourquoi devrait un future séminaire choisir votre séminaire?

Père Jean-Noel Dol: Pour plusieurs raisons! Tout d'abord, un cadre féérique: sur les bords de la Méditerranée, un grand domaine au milieu des vignes et des collines, avec un château du 18e siècle.

REGINA: Cela parait superbe. D’autres raisons ?
Père Jean-Noel Dol: Ensuite, un diocèse très dynamique, réputé pour ses expériences pastorales et la richesse de sa vie ecclésiale.


REGINA: Donc un jolie cadre, un diocèse vigoureux… Quelque chose d’autre ?
Père Jean-Noel Dol: Enfin, un séminaire qui s'est construit sur des piliers bien définis: 1) une fidélité à la Tradition et au Magistère de l'Eglise; 2) le primat de la vie spirituelle (adoration quotidienne, accompagnement spirituel); 3) un engagement très net pour la nouvelles évangélisation de l'Europe et de nos paroisses, en développant chez nos séminaristes un vrai zèle pastoral et une connaissance des nouveaux moyens d'évangélisation; 4) enfin, un accueil bienveillant pour les communautés nouvelles et les divers charismes suscités dans l'Eglise universelle et locale.


REGINA: Comment décririez-vous votre spiritualité?
Père Jean-Noel Dol: Notre spiritualité est d'abord liturgique, dans les offices chantés en commun matin et soir, dans la messe du milieu du jour; pour que tous, dans leur diversité, se retrouvent dans la louange unanime du Seigneur.

 

REGINA: Et en termes d’école de spiritualité?
Père Jean-Noel Dol: Pour ce qui est des écoles de spiritualité, nous puisons dans trois sources principales: 1) le Carmel, avec l'insistance sur la prière intérieure, l'oraison; 2) l'Ecole Française du 17e s. (Bérulle, Ollier, etc.), centrée sur l'Incarnation et une spiritualité du sacerdoce; 3) enfin, la spiritualité jésuite pour le discernement de la volonté de Dieu et de son appel particulier.


REGINA: Qu’en est-il de la vie liturgique?
Père Jean-Noel Dol: Notre liturgie se veut belle et soignée, dans le service de l'autel, dans les chants (qui empruntent à la fois au répertoire traditionnel et à la louange contemporaine). Nous avons à cœur d'adhérer au calendrier liturgique de l'Eglise en marquant bien la différence entre féries, mémoires, fêtes et solennités. Chaque lundi, la messe est célébrée en langue latine – langue universelle de l'Eglise – et une fois par mois selon la liturgie tridentine, pour que tous nos séminaristes connaissent la forme extraordinaire du rite et soient éventuellement capables de la célébrer plus tard comme prêtres s'ils en reçoivent la demande.


REGINA: Et à quoi ressemble l’atmosphère?

Père Jean-Noel Dol: L'atmosphère au séminaire de la Castille est fraternelle et joyeuse. Les 50 séminaristes sont très divers par leurs âges, leurs origines géographiques, leurs capacités intellectuelles, les communautés auxquelles ils appartiennent éventuellement. Mais chacun sait se faire accueillant à l'autre, dans une vraie charité fraternelle, qui prépare la communion future dans le presbyterium du diocèse.


REGINA: Que devrait faire un jeune homme qui souhaite rejoindre votre séminaire?

Père Jean-Noel Dol: A un jeune homme qui souhaiterait se joindre à nous, je demanderais d'abord s'il a bien discerné sa vocation, dans la durée, avec l'accompagnement d'un père spirituel, avec une retraite ignacienne. Si c'est le cas, je lui demanderais s'il est bien prêt à donner sa vie, avec conviction et générosité, pour le Seigneur et au service de l'Eglise, avec un réel souci du salut des âmes; et pour cela, à prendre sept années de vie spirituelle, de formation biblique, théologique, pastorale, afin de devenir un prêtre selon le coeur de Dieu. Si c'est le cas, bienvenu à la Castille, et que le Seigneur continue en toi ce qu'il a commencé!

 

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